Il a acheté du yaourt. L'emballage était tellement attirant. Il était vraiment pressé de sentir le goût dans sa bouche. Chez lui il a ouvert le premier pot. Il y en avait six. Il a savouré la première cuillère, ça fondait dans la bouche. Il a fini le pot très vite. Il a tout de suite mangé les autres. Il était alongé sur le dos et il vidait le contenu des pots dans le gouffre qui lui servait de bouche. Il hurlait de plaisir. Il jouissait ce salopard. Il n'avait jamais connu telle extase. Il en redemandait. Il ne pouvait plus s'arrêter
d'en manger. Et puis... il crève. Plus d'extase, plus rien. Il est mort.
Ou alors, il n'a pas acheté de yaourt. Il en est triste. Ca lui fait envie. Mais il ne peut pas. Alors il pleure. Comme un gros bébé. Il sent qu'il a besoin de ce produit dégueulasse. Il est desespéré. Il n'en aura jamais. Il hurle. Son cri de desespoir perse les tympan. Il n'en peut plus. Et puis finalement, il crève
aussi.